A quoi sert l’assurance-vie ?

L’Assurance-vie est un des placements les plus populaires et apprécié des épargnants français. Ce contrat d’épargne est une enveloppe fiscale qui s’adapte à de nombreux projets et besoins. Alors à quoi sert l’assurance-vie ?

De l’assurance-vie, on retient souvent la fiscalité avantageuse, après 8 ans, et son intérêt pour mieux organiser une succession. Pourtant, ce placement n’est pas qu’une enveloppe fiscale avantageuse. Loin de cette image de placement pour les retraités, l’assurance-vie peut répondre à tout type de projets, à n’importe quel moment de la vie. Qu’il soit investir en fond Euro, ou sur différents supports d’investissements financiers, ce contrat d’épargne est sans doute le plus souple de tous les placements de moyen et long terme.

L’assurance-vie pour épargner tout au long de la vie

Pour commencer, il n’y a pas d’âge pour ouvrir un contrat d’assurance-vie. Si ce produit d’épargne fait partie des assurances de personnes, par capitalisation, il s’agit bien d’un placement pour mettre de l’argent de côté, et le retirer quand on veut.

Car, en effet, contrairement à ce que l’on peut penser, l’argent épargné sur un contrat d’assurance-vie est entièrement disponible. Par disponible, j’entends que les fonds peuvent être retirés et virer sur votre compte bancaire, sous 10 jours, environ. Dans le même temps, ce placement permet de mettre d’épargner de façon très souple :

  • Ponctuellement, en effectuant des versements exceptionnels quad vous le souhaitez.
  • Régulièrement, en effectuant des versements mensuels ou trimestriels, tout en ayant la possibilité de les stopper au besoin.
A lire, sur le même sujet:  Un contrat d'assurance-vie est-il saisissable?

C’est donc un contrat qui peut accompagner un épargnant, une famille, voire des enfants, tout au long de la vie. Vous pourrez, par exemple, mettre de l’argent de côté régulièrement. Stopper ces versements lorsque vos charges augmentent, effectuer un retrait pour faire face à un accident de la vie, puis effectuer, à nouveau des versements quand votre situation financière s’améliore.

L’assurance-vie pour préparer sa retraite

Comme nous venons de le voir, l’assurance-vie est donc un placement souple, qui s’adapte aux différents moments de la vie. Il peut donc répondre à des projets d’épargne comme :

  • L’achat d’un bien immobilier
  • Le financement des études des enfants
  • L’achat d’un bateau

Cependant, la retraite est sans doute le besoin auquel l’assurance-vie répond le mieux. Et c’est, d’ailleurs, souvent l’objectif des épargnants qui souscrivent un contrat d’assurance-vie. Mais pourquoi ?

L’assurance-vie est un placement de moyen-long terme, nous l’avons vu plus haut. Cependant, si les intérêts et plus-values des retraits, effectués les premières années, sont imposables, ils ne sont pas pénalisés. Mais, c’est bien après 8 ans que la fiscalité est la plus avantageuse. Nous sommes donc en présence d’un placement qui va se bonifier avec le temps. Dans le même temps, ce contrat permet d’effectuer des arbitrages en cours de vie. Par exemple, il est possible de prendre des risques en investissant sur les marchés financiers, afin de booster la performance de son épargne, puis de sécuriser son capital, en approche de la retraite. Un peu à l’image du PER.

Arrivé à la retraite, deux choix s’offriront à vous :

  • Vous pourrez effectuer des retraits plus ou moins réguliers, lorsque vous en aurez besoin
  • Vous pourrez transformer votre épargne en rente viagère pour bénéficier d‘un complément de revenu, à vie.
A lire, sur le même sujet:  Quelle est la différence entre l'assurance-vie et l'assurance décès?

L’assurance-vie pour organiser sa succession

Enfin, le troisième intérêt de l’assurance-vie se trouve dans ses caractéristiques fiscales et patrimoniales, lors du décès du titulaire. Lorsque l’assuré décède, le capital est versé aux bénéficiaires qu’il aura désigné, de son vivant, sur le contrat. Ces bénéficiaires peuvent être choisi librement, en dehors de tout cadre de dévolution successorale. Concrètement, vous pouvez nommer, comme bénéficiaire, des personnes ne faisant même pas partie de votre famille. Attention, tout de même, les fonds versés à ces bénéficiaires ne doivent pas être exagérés, par rapport à l’ensemble du patrimoine du défunt. Le plus sage est de respecter la quotité disponible.

Dans le même temps, et c’est un avantage fiscal important, les fonds versés aux bénéficiaires n’entrant pas dans la succession, ils ne sont pas taxables, dans le cadre des droits de succession. Cette exonération a cependant des limites, le plafond étant de 152.000€ par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. Pour les versements sur un contrat d’assurance-vie, effectués au-delà de 70 ans, les droits de succession s’exercent après un abattement de 30 500 €. A noter que les intérêts de ces versements, eux, sont exonérés de droits de succession.